
Arrêts de travail : ne passez pas à côté des nouvelles règles en 2026
Publié le 15 juin 2026 — Pause Café, organisme de bilan de compétences
La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 modifie en profondeur les règles applicables aux arrêts de travail. Des changements importants entrent en vigueur dès le 1er septembre 2026 : durée limitée des prescriptions, motif obligatoire sur l’arrêt, contrôles renforcés. Voici ce que vous devez savoir pour ne pas être pris au dépourvu.
Ce qui change au 1er septembre 2026
La mesure phare de la réforme entre en vigueur le 1er septembre 2026 : pour la première fois, la durée maximale d’un arrêt de travail est encadrée par la loi.
| Type de prescription | Avant le 1er sept. 2026 | À partir du 1er sept. 2026 |
|---|---|---|
| Premier arrêt de travail | Durée libre selon le médecin | 1 mois maximum |
| Renouvellement d’arrêt | Durée libre selon le médecin | 2 mois maximum par renouvellement |
| Motif de l’arrêt | Non obligatoire | Obligatoire sur la prescription |
| Indemnité journalière max. | Inchangée | 41,95 €/jour (depuis fév. 2026) |
Les autres évolutions déjà en vigueur en 2026
Au-delà de la mesure phare de septembre, plusieurs changements sont déjà applicables depuis le début de l’année :
- Depuis le 1er janvier 2026 — Le médecin-conseil de l’Assurance maladie peut désormais demander une visite de pré-reprise au médecin du travail dès 30 jours d’arrêt (avant : uniquement après 3 mois)
- Congés payés pendant l’arrêt maladie — Les salariés en arrêt pour maladie non professionnelle continuent d’acquérir des droits à congés payés (2 jours ouvrables par mois), conformément au droit européen
- Arrêt pendant les congés — Si un salarié tombe malade pendant ses vacances et produit un arrêt, les jours doivent basculer en régime maladie et les congés sont recrédités
- Plafond de calcul des IJSS — Le salaire journalier de référence est plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel, soit 2 552,25 € en 2026
Quel lien avec votre projet professionnel ?
Ces évolutions touchent directement la vie professionnelle des salariés. Un arrêt de travail prolongé, une maladie professionnelle, un accident du travail… Ces situations peuvent être le déclencheur d’une réflexion plus profonde sur son parcours :
- La limitation de la durée des arrêts peut accélérer la nécessité de penser à une reprise adaptée ou une reconversion
- Une période d’arrêt est parfois l’occasion de prendre du recul sur ses compétences, ses envies et ses perspectives d’évolution
- Le bilan de compétences peut être réalisé pendant ou après un arrêt maladie, avec des modalités adaptées à votre situation
- Certains dispositifs de financement sont maintenus ou renforcés pour les personnes en situation de fragilité professionnelle
📋 À retenir
À partir du 1er septembre 2026 :
• Premier arrêt de travail : 1 mois maximum par prescription
• Renouvellement : 2 mois maximum par renouvellement
• Le motif de l’arrêt devra figurer obligatoirement sur la prescription
• Des dérogations médicales restent possibles
Ces règles s’appliquent aussi aux renouvellements d’arrêts antérieurs au 1er septembre 2026.
Vous traversez une période d’arrêt et souhaitez réfléchir à votre avenir professionnel ? Contactez-moi pour échanger en toute confidentialité.
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